L’écologie, cette vague verte qui submerge les médias, les discours et tous les champs politiques. Qui envahi nos quotidiens, et qui s’écrase sur le mur institutionnel de la COP25.

Il serait bon de définir ce que pour beaucoup de citoyen.ne.s n’est qu’un mouvement associatif issu des bobos, rêveurs, marginaux, sans cravate, néo ruraux, CS+. Sont-ils, elles crédibles ?

Julien Bayou, fraichement élu secrétaire national EELV, nous dit que l’écologie, n’est pas soluble dans la gauche, certes. Il n’est surtout pas soluble dans cette société. Je n’énumérerais pas ici la liste mortifère des déficiences, de la déraison et de l’injustice criminele que font régner les décideurs de notre monde. Les rapports se succèdent, des milliers de scientifiques nous enjoignent.

Le changement de paradigme qui doit en découler est radicale. Et si nous le voulons, il n’en sera pas moins, quelque soit les formes qu’il prend, une libération de notre humanité. La technologie doit dès à présent se tourner radicalement vers une vision d’avenir où l’humain à toute sa place, dans le respect à long terme de la nature, c’est le choix de soi-même face à la barbarie.

Expliquons-nous, l’écologie politique est profondément anti-capitaliste, par respect de la vie et en contradiction aux valeurs distillés depuis des milliers d’année par les religions monothéistes, jusqu’au modernisme et sa révolution industrielle, que je ne renie pas, mais qui prône l’homme dominant et dissocié de cette nature.

Il va sans dire que “l’intérêt du capital n’est pas le même que celui des peuples de la planète“ nous dit Thea Riofrancos, je rajouterai : et encore moins celui de la nature. Alors qu’il faudrait commencer par là, c’est la singularité de l’écologie politique. Notre vision est globale et systémique. Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend.L’écologie propose ce regard tourné vers le vivant englobant à part entière, l’humanité dans un équilibre respectueux et symbiotique. Nous ne faisons pas fi des progrès réalisés, des avancés scientifiques, philosophiques, sociologiques, que nous avons pu réaliser. Il nous faut maintenant raison gardé.

L’heure est à la maturité. Le développement peut-être durable s’il n’est pas extractiviste. Un développement ciblé au service d’une meilleur humanité. Une maturité pour un monde plus sage, respectueux de sa maison ayant conscience de son impact et de son interdépendance acceptant sa finitude, cultivant l’adelphité et l’agapé, sources de joie.

C’est par définition que l’écologie politique fait du sociale et de la justice, le contraire n’est pas toujours vrai. Ce que je veux dire c’est qu’il nous faut dépasser l’ambition sociale qui se trouve être, la résultante logique de l’action écologiste. Si vous cultivez des plans de tomates dans votre jardin ou sur votre balcon, c’est pour en manger et les partager. Si vous faite de l’écologie c’est pour entretenir votre vie et celle des autres.